Bébé est arrivé... Votre parcours commence par de simples
démarches administratives : déclaration de naissance,
reconnaissance de l'enfant, choix du patronyme, etc...
Déclarer la naissance
de votre enfant
Déclarer la naissance de votre enfant est une formalité
indispensable. Mariés, concubins, vivant maritalement
ou "pacsés", vous devez l'effectuer dans
les trois jours qui suivent la naissance (le jour même
n'est pas pris en compte). Si la date butoir est un samedi,
un dimanche ou un jour férié, le délai
est alors prolongé jusqu'au jour ouvrable suivant.
Cette déclaration donne lieu à l'enregistrement
d'un acte de naissance, nécessaire pour établir
de nombreux documents administratifs. Pour inscrire votre
enfant auprès des organismes sociaux, vous devez
présenter une photocopie du livret de famille.
Si vous êtes parents naturels, il s'agit du livret
de père ou mère naturel(le) sur lequel figure
bien le nom du ou des enfants. Il est délivré
sur simple demande à la mairie.
Attention, si vous n'effectuez pas cette démarche
dans le délai autorisé, de nombreuses complications
s'ensuivent. Vous devrez notamment engager une action
devant le tribunal de grande instance pour faire constater
la naissance. c'est long (plusieurs mois), et pendant
cette période, le nouveau-né, privé
d'état-civil, ne pourra être inscrit nulle
part...
La déclaration s'effectue à la mairie dont
dépend la maternité. Habituellement, le
papa se charge de cette démarche, mais ce n'est
pas une obligation. Si il est absent ou inconnu, toute
personne présente à l'accouchement (médecin,
sage-femme...) peut remplir cette tâche. La maman,
à la maternité, a le droit de déclarer
son enfant en présence d'un officier d'état
civil qui recueillera sa signature. D'ailleurs, dans les
grandes villes, un officier d'état civil se déplace
directement dans les maternités pour faciliter
la démarche auprès des parents.
Dans tous les cas, certaines pièces sont nécessaires
: le livret de famille ou à défaut une pièce
d'identité, le certificat de naissance établi
par le médecin ou la sage-femme, indiquant la date,
l'heure et le lieu de naissance. Pour les parents non
mariés, l'acte de reconnaissance anticipée
est aussi demandé.
Si vous accouchez à l'étranger, vous devez
également déclarer le bébé
auprès du consulat de France, dans un délai
de 15 à 30 jours.
Qui reconnaît l'enfant
et dans quelles conditions ?
Preuve que votre enfant est bien le vôtre, la reconnaissance
établit officiellement la filiation. Mais contrairement
à la déclaration de naissance, elle n'est
pas obligatoire. Enne demeure un acte personnel et volontaire
et ne s'adresse qu'aux concubins. En effet, lorsque vous
êtes mariés, la loi suppose que l'enfant
est issu de votre couple. La filiation s'établit
automatiquement.
En revanche, si vous vivez en concubinage, maritalement
ou "pacsés", la reconnaissance permet
de mettre en place juridiquement la filiation de votre
enfant, considéré comme "naturel"
c'est-à-dire "né hors mariage".
Aujourd'hui, le code civil ne fait plus la différence
entre enfant légitime ou naturel, dès lors
que cette démarche est entreprise.
Une fois effectuée, elle est irrévocable,
bien que contestable, en cas de désaccord, devant
les tribunaux.
A quel moment doit-on
entreprendre la reconnaissance de l'enfant ?
Généralement, elle s'effectue lors de la
déclaration du nouveau-né à la mairie
du lieu de naissance. Mais vous êtes libre de choisir
le moment. Contrairement à la déclaration,
personne ne peut le faire à votre place. Il est
toutefois possible de remplir le formulaire séparément,
rien ne vous oblige à vous y rendre conjointement.
Mais attention, l'enfant portera alors le nom du parent
qui le reconnaîtra en premier !
Pour plus de facilité, il est préférable
d'effectuer une reconnaissance prénatale. Elle
se fait dans n'importe quelle mairie auprès d'un
officier d'état civil, avec un certificat de grossesse
et une pièce d'identité.
L'officialisation peut également s'établir
devant le notaire, dans la cas d'une personne déjà
mariée, qui souhaite reconnaître son enfant.
Elle assure la discrétion juridique pour que son
conjoint n'en soit pas informé.
Droits et devoirs des
parents : qui exerce quoi ?
Les parents ont, vis-à-vis de leur enfant, un droit,
mais également un devoit de garde, de surveillance
et d'éducation. Cette autorité parentale
n'est pas systématique et diverge selon le statut
du couple.
Mariés, vous l'exercez conjointement. Les époux
ont les mêmes droits et les mêmes devoir vis-à-vis
de l'enfant. Vous êtes, tous les deux, civilement
responsables.
Vous êtes concubins ? Deux cas de figure sont alors
possibles.
Depuis 1993, les concubins exervent conjointement l'autorité
parentale, à condition d'avoir reconnu l'enfant
dans l'année de sa naissance, et de vivre sous
le même toit. La vie commune demeure une clause
impérative. Pour la justice, faites dresser un
acte devant le juge des Affaires familiales au tribunal
de grande instance, avec des éléments prouvant
que vous vivez ensemble : témoignages, attestations
écrites, tout document établi aux deux noms.
Vous ne répondez pas à ces deux exigences
?
Seule la mère exercera l'autorité parentale.
Si le père souhaite partager cette responsabilité,
il doit effectuer une demande conjointe auprès
du juge des Affaires familiales. Si les deux parents sont
d'accord, les formalités administratives sont simples.
Adéfaut, le père n'a aucun droit de surveillance
ou de visite sur l'enfant. Même si il l'a reconnu
et qu'il verse une pension.
Patronyme : une avancée
spectaculaire
Le système français d'attribution du nom
de famille a fait l'objet d'une importante réforme,
applicable depuis le 1er janvier 2005. Il permet aux parents
d'attribuer à leurs enfants le nom du père
ou de la mère, ou encore les deux noms accolés
l'un à l'autre, dans l'ordre qu'ils ont choisi.
En pratique, le choix des parents doit être exprimé
dans une déclaration conjointe. A défaut
d'une telle déclaration ou en cas de désaccord
des parents, l'enfant reçoit le nom de son père.
Quelques obligations à respecter :
- Quel que soit le nom choisi pour l'enfant, celui-ci
ne peut comporter que deux vocables. Ainsi, dans les cas
où des parents souhaitent donner à leur
enfant leurs deux noms accolés l'un à l'autre,
alors que l'un d'entre eux ou les deux portent un double
nom, l'enfant ne peut recevoir qu'un seul des vocables
constituant leurs noms.
- Le nom de famille donné au premier enfant vaut
pour les enfants à venir. Tous les enfants d'un
même couple doivent donc avoir le même nom.